fin février 99

Notre visite chez Wrighton à Béthune début octobre 98 s'est conclue par notre commande pour une livraison fin février 1999.

Promesse tenue ! Livraison le 27 février 99 au chantier Espace Vag à Concarneau.

   

début mai 99,

nous voilà de retour au chantier Espace Vag bien décidés à en finir avec les extérieurs.

De courtes périodes de très beau temps ont été mises à profit pour le collage des hublots et des panneaux. Il nous manque quelques éléments qui doivent nous être livrés bientôt. Varangue et épontille sont prêtes à poser. Tout est prêt pour se lancer dans la phase menuiserie et surtout la stratification.

 

 

Mi-juin 99,

Quelques jours pour poser les cloisons principales avant et arrière. Ca avance mais l'ajustage est long. Pas de problèmes avec la résine une fois équipé de pots de confiture d'un demi-litre plus faciles à manipuler. Retour en arrière sur la ferrure d'étrave qu'il va falloir déposer car sa base repousse les parties latérales de son logement. La cloison de la baille à mouillage est prête mais n'a pas pu être posée.

 

 

juillet 99.

Nous avons trois semaines devant nous avec l'arrière pensée d'une mise à l'eau en septembre (version de l'optimiste de l'équipe). Deux ou trois jours pour reprendre le fil et nous attaquons la phase 2 de la menuiserie plus quelques "menus" travaux laissés en plan en juin. Après 7 jours de travail acharné (dont : coffres de cockpit et de cabine avant et arrière, baille à mouillage, dépose et repose de la ferrure d'étrave et sciage de tous les éléments en CTP pour cause de saturation des ateliers d'Espace Vag qui a des tas de commandes de Miniou), nous en sommes enfin arrivés à la stratification des cloisons des toilettes. Le travail de préparation est très important. Comme c'est notre premier contact avec la menuiserie de marine et que nous voulons bien faire, c'est assez stressant : tout est rond et doit finir sur des verticales. Gros coup au moral pour l'optimiste qui voit s'envoler ses espoirs. D'autant que c'est rebelote pour les cloisons de la cabine arrière. Mais quelle satisfaction lorsque nous passons enfin à la cuisine et au carré.

L'optimiste pense que le plus dur est fait. La réaliste dit, pour lui faire plaisir, qu'on en a encore pour un mois (... au moins).

   

septembre – décembre 99,

Pratiquement rien …

D’autres soucis, la distance, pas assez de disponibilité, nous font manquer l’opportunité des dernières bonnes journées. Et après plus question de vernir !

janvier 2000,

Légère reprise de la menuiserie avec la pose de l’escalier et la finition de la cuisine après achat d’un petit chauffage d’appoint. La cuisine a meilleur aspect après la pose des baguettes ! A ce sujet, nous avons préféré décolorer tous ces bois exotiques dont le fond rouge fait trop contraste avec le ton de l’orme.

Il fait meilleur dans la maison aussi c’est la couturière qui est mise à contribution pour la fabrication des coussins. On hésite : démontables, pas démontables ? Ce sera comme chez Wrighton agrafés aux dessus de coffre !

 

 

fin février 2000

Un an déjà ! 

fin mars – début avril 2000

C’est reparti. Il paraît qu’il y a eu une belle fenêtre météo début mars ! Pour le moment, c’est 3 °C au thermomètre dans le carré (et même 2 matins à 0°C). Dès que la température monte, il faut s’activer sur la choucroute et la strat’. On finit la cabine AR : équipet et habillage coffre de survie, et l’escalier. Un rayon de soleil, engage à entreprendre la découpe du roof pour poser le panneau ouvrant supérieur. Il faut découper assez large pour que l’entourage de hublot intérieur passe. Serrage des derniers écrous sous la giboulée (brrr…).

Les moments froids sont mis à profit pour attaquer l’électricité. En général le fer à souder est trop puissant ! Ici 60 Watt c’est un minimum pour les soudures et les gaines thermo-rétractables. J’ai utilisé une barrette de 4 gros connecteurs isolés collée derrière le panneau électrique. Sur 2 connecteurs reliés par un pontet sont rassemblés tous les fils du négatif. Sur les autres, les fils du positif avec un cable vers le panneau électrique. On a rajouté un allume cigare qui permettra d’alimenter la VHF portable.

Ceci conduit à la pose du compas et du loch-sondeur. Ce dernier est un NASA Clipper Duet acheté chez www.yachtpeople.com. Le double câblage du loch-sondeur trouve naturellement sa place dans des gaines passant par le creux de la quille tribord, sous la toilette, l’escalier, et dans l’espace entre contre-moulage du roof et le roof le long de la porte. C’est d’autant mieux que ces câbles ne peuvent pas être rallongés et ça tombe pile … Parti d’un petit boulot pour occuper le temps, on se retrouve avec un gros morceau de fait !

En parlant de gros morceau : le mât. Il ne pose pas de problème mis à part des petites finitions comme limer quelques têtes de rivet qui dépassent. Il vient avec 2 messagers, pour l’antenne VHF et  la drisse de spi. La drisse de spi ça peut servir, on l’a passée. Et comme le câblage permet l’installation d’un feu de mouillage, on a adapté un petit feu sur le gros feu de route. Mâtage sans problème avec la grue du chantier Espace Vag’.

L’enrouleur de foc. Problème … l’étai ne passe pas dans les embouts de l’enrouleur. Trop tard pour appeler M. Wrighton, il faut partir. Lundi matin, il confirme : il faudra meuler l’embout de l’étai. Ce sera pour le mois de mai !

 

 

fin avril 2000

Tant pis pour l'enrouleur de génois oublié à la maison (son absence dans la voiture ne s'est remarquée  qu'après 100 km). Ce sera pour la prochaine fois.

Période de disponibilité plus courte que prévue (5 jours). Néanmoins, nous nous remettons à l'ouvrage sur les circuits d'eau et perçons nos premiers trous dans la coque !

La cabine AR se termine avec la pose de la "cloison de survie" et le passage au gel-coat des fonds de coffre et le vernissage des bois.

Même opération dans les coffres du carré. La batterie attend la pose des derniers éléments du circuit électrique.

 

 

juin 2000

Cette fois, nous n'avons pas oublié l'enrouleur de génois qui est installé après un léger meulage.

Puisque nous sommes sur le grément autant terminer avec l'installation de la bôme. Pour les rails de foc, ils sont programmés pendant le vernissage.

Pour préparer cette étape importante, c'est la finition des circuits d'eau, et le rattrapage des petits oublis. Enfin, la pose des dernières baguettes (dans la descente par exemple)... mais c'est beaucoup plus long que prévu ça !

Brigitte reprend l'idée d'un amateur (M. Lemieux) en installant une porte sur le logement de survie (on naviguera en 5ème cat) car c'est bien utile pour ranger tout ce qui d'ordinaire amène de l'eau et du sable là où on n'en veut pas ! Elle récupéré un morceau de stratifié tiré de la découpe du coffre de cockpit.

En visite à Port la Forêt, nous découvrons le Bi-Loup 77NV tout neuf et surtout une porte de rouf en PVC Komacell blanc. Tiens, en attendant la porte en CTP d'orme, vernie 6 couches, ça serait pas trop mal ? Donc commande à Mme Wrighton, qui nous livre dans la semaine. Et voilà en quelques heures une superbe porte sans entretien !

Christophe, notre fils ainé, arrive fort à propos pour déposer le moteur hors bord. Les trappes du puit moteur sont fonctionnelles maintenant. J'ai relevé pas mal de cotes sur les bateaux sortis de chantier mais jamais celles des trappes. C'est pas grand chose mais un croquis serait bien pratique pour éviter des "interférences" entre éléments mobiles.

 

 

juillet 2000

Avant de vernir il faut finir les portes ! Ce sera plus pratique de les vernir en place. Donc on ressort le montage perceuse + petite roue dentée utilisé pour faire la rainure des encadrements.

Après un sérieux ponçage (8 heures) au 180 la première couche de vernis bi-composant est posée en 6 heures. Malgré le choix de vernir à la fraiche, Brigitte finit avec 29 °C dans la cabine ...

Le ponçage qui suit est aussi long au 250 la deuxième couche en mono-composant a été un peu plus "rapide" en 5 heures.

Le résultat étant impeccable, légères retouches au 400, puis 3ème couche en 4 heures !

Pendant ce temps, j'attaque un boulot que je remets toujours à plus tard. Les rails de foc sont fixés sur une barre d'inox noyée dans le pont : perçage à 4 mm et taraudage à 5 mm. Il fait chaud mais c'est moins pénible que le vernis ! ET tout compte fait c'est pas si difficile à condition de prendre son temps et d'avoir des forets et des tarauds inox ... et une perceuse à vitesse lente.

Petits aménagements dans le coffre de cockpit : finition des alimentations des pompes d'asséchement de l'échappement moteur au ralenti et fabrication d'un support de nourrice d'essence tiré d'une découpe de hublot, et d'un support pour accrocher le moteur de l'annexe taillé dans des chutes de CTP.

Nous finissons cette période avec la pose des dalles de sol dans la cabine. Comme d'habitude, je pense faire ça en une après-midi ! Ca va durer beaucoup plus longtemps car il y a beaucoup plus de découpes que de plaques entières et il est impossible de marcher sur les dalles qui viennent d'être collées (attendre au moins 2,5 heures). Autre problème, la colle est un bi-composant qui se travaille pendant environ 30 minutes, donc pas facile à doser la quantité nécessaire. J'ai collé les dalles pleines puis le lendemain j'ai taillé toutes les découpes que j'ai collées à la suite en faisant la colle au fur et à mesure.

Grand nettoyage et on re-pose de l'escalier. Ouf ! Fini l'escabeau.

Retour début août : mettrons nous à l'eau avant le 10 août 2000 ? Nous devions passer le 14 juillet sur l'eau ! Prochain gros boulot : la pose des vaigrages et on stresse ...

 

 

fin juillet - début août 2000

Nous avons rendez-vous le 8 août pour le grutage.

Grâce à Brigitte qui à la patience de prendre tous les patrons des panneaux de vaigrage, nous n'avons pas de problèmes. La seule difficulté réside dans le plafond de la cabine avant qui est la plus grande surface à coller. Le matériau pour le carré est facile à poser. Avec les encadrements de hublots, cette fois-ci, c'est fini. On peut amener les coussins, mais avant il faut remettre en place les portes démontées pendant les collages. Il reste à mettre en place les joints sur ces portes. Surprise ! Ca ne marche pas. Il n'aurait pas fallu monter les charnières comme indiqué dans la notice : il faut ajouter une cale et ça passe.

Retour à l'extérieur avec la préparation de l'anti-fouling précédée d'un grand nettoyage. L'utilisation du "Sander" d'International est aisée. Pour le "Primer" et "l'Extra Strong" tout réside dans le respect de la quantité de produit au m². Inquiétudes au moment de décoller le scotch qui délimite l'anti-fouling ! C'est pas mal réussi, on respire mais comme il est resté collé 2 jours, gros travail pour nettoyer la colle.

Nous voilà déjà le 7 et il y a encore pas mal de petites choses à faire. J'aimerais aussi installer le gaz. Donc décision : ce sera pour le 9 août à 11 heures (pleine mer). Nous essayons les voiles. Pas de problème avec l'enrouleur. Sur la grand voile, il faut reprendre tous les coulisseaux qui sont trop épais pour passer dans le mat.

Brigitte repasse une dernière couche sur les lettres qui composent le nom du bateau : Amarok (l'esprit des loups en Inuit). Nous n'avons pas les traditionnelles bandes bleues sous le liston aussi discussion : peignons nous le rouf entre les hublots ou pas ? Les avis divergent : on repousse le problème à cet hiver.

Le 8 passe à tout vitesse, d'autant que nous avons organisé un pot avec tous les copains du chantier et qu'Olivier décide de préparer la mise à l'eau en plaçant le bateau sur sa remorque. Deux grosses poutres en chêne supporteront les quilles de notre Bi-Loup.

Après cette fausse sortie, encore un nettoyage (2 voisins de chantier ont entrepris de nettoyer leurs bateaux aujourd'hui comme par hasard et on patauge).

Le 9 août, il reste des bricoles à finir, tout l'attirail à monter (mouillage, défenses, annexe et autre armement obligatoire). Il est 10 heures et conformément à la notice, nous avons gardé la barre pour la fin. Sauf que je m'y suis pris un peu tard. Il est 10h45, les moteurs du tracteur et de la grue chauffent et je suis en train de serrer les derniers écrous !

Il parait que c'est toujours comme ça ...

 

 

Le 9 août 2000 à 11 heures

C'est parti : le tracteur est en route jusqu'au quai pétrolier du port de commerce. C'est au milieu des touristes que notre Bi-Loup est à nouveau soulevé pour sa mise à l'eau entre 2 chalutiers. Rapide visite des fonds. Applaudissements des amis et de la famille. Le Yamaha 9,9 démarre au quart de tour. Amarres larguées, nous partons vers le port de plaisance.

Grosse émotion, nous nous rendons compte de tout le chemin parcouru. Brigitte sèche une larme ...

 

 

Depuis ...

Nos premières sorties !

Nos préoccupations ont bien changé : finies les interrogations sur tel ou tel détail d'aménagement intérieur. Maintenant nous naviguons et nous apprenons à connaître notre bateau et ses équipements.

 Lors d'une prochaine sortie, c'est promis on testera le mouillage et puis ce sera le premier échouage.